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Le Fonds national de la finance inclusive lancé samedi à Kara, cérémonie présidée par le Chef de l’Etat

LOME, le 27 Janvier 2014 –Le Président de la République Faure Essozimna Gnassingbé a lancé  samedià Kara (423 km au nord de Lomé) le Fonds National de la Finance Inclusiveau cialis cours d’une cérémonie solennelle à laquelle ont pris part des membres du gouvernement, les partenaires au développement, les responsables de banques et d’institutions de microfinance ainsi qu’une foule immense de braves femmes de la Kozah et de ses environs.

L’on notait aussi la présence de plusieurs diplomates et représentants d’organisations et Institutions financières internationales lors de la cérémonie au Palais des congrès de Kara: Nicolas Berlanga-Martinez (Chef de la Délégation de l’Union européenne au Togo), Joseph Weiss (ambassadeur d’Allemagne au Togo), Robert Whitehead (ambassadeur des Etats-Unis au Togo), Serge Marie N’guessan (représentant résident de la Banque Africaine de Développement /BAD au Togo), et Mme Khardiata Lo Ndiaye (Coordonnatrice résidente du Système des nations Unies et Représentante résidente du PNUD au Togo).

Une délégation béninoise conduite par Reckya Madougou (ancienne ministre béninoise de la microfinance et de l’Emploi), était également dans la salle.

Etablissement public à caractère financier ; le Fonds National de la Finance Inclusive a pour mission de rendre accessibles les services financiers aux populations généralement exclus des services financiers classiques, surtout les plus vulnérables ou pauvres, par l’entremise des prestataires de services financiers (PSF) que sont notamment les banques et des institutions de microfinance.

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Le Fonds devra renforcer les capacités financières et opérationnelles des PSF et les rendre plus aptes à faire face à la demande diversifiée des populations en services financiers. Ce Fonds interviendra essentiellement à travers des appuis institutionnels et des prêtset bonifications aux PSF ainsi que par des mécanismes de sécurisation de financement des activités plus risquées, et des mécanismes de facilitation pour le refinancement des institutions de microfinance par les banques.

Le mode opératoire du fonds consiste donc à rechercher auprès de l’Etat et de ses partenaires en développementdes ressources sous forme de lignes de crédit qu’il met à la disposition des institutions de microfinance, de manière que les institutions de microfinance disposent de ressources nécessaires et adaptées pour faire face aux besoins des populations à la base.

Selon le chef de l’Etat togolais, la lutte contre la pauvreté est d’abord de la responsabilité des Togolaises et des Togolais.

« Nous ne pouvons pas laisser dans notre pays, les pauvres s’appauvrir davantage. Une des réponses que nous apportons, c’est justement la mise en place de ce Fonds », a souligné Faure Gnassingbé.

Ce dernier a marqué son « total engagement » pour la réussite de ce projet : « Tout ce que le gouvernement pourra faire, il le fera pour que ce Fonds soit une réussite. Nous sommes au service de la population, surtout les populations les plus vulnérables ».

Il a invité les femmes à soutenir ce Fonds, en respectant les règles et les procédures de remboursement des crédits qui leur seront octroyés.

« Nous serons plus ambitieux. Mais ce Fonds ne réussira pas si vous ne nous soutenez pas. Soutenez-nous, parce que c’est vous qui êtes à l’avant-garde du combat contre la pauvreté. Le plus important, c’est de respecter les règles quand vous prenez l’argent », a souligné le chef de l’Etat, avant d’ajouter : « soyons déterminés et ambitieux ».

Les populations de Kara et de ses environs venues trèsnombreuses pour assister au lancement officiel du fonds sontreparties avec le cœurvisiblement soulagé ; convaincus que le fonds permettra d’améliorer leurs conditions de vie jusqu’ici précaires.

‘’Voilà qui me rassure que je peux très prochainement reprendre mon petit commerce de vente de gombo au grand marché de Kara. Le microcrédit que j’espère recevoir du fonds me sera d’un grand soulagement’’, a laissée entendre Dame Somié, environ 40 ans,veuve de quatre enfants venue de Soumdina, village situé à une quarantaine de Km de Kara.

A quelques pas d’elle, c’est Hezou Piyalo que nous retrouvons en pleine discussion indiscrète avec ses voisines du quartier à l’issue de la cérémonie. ‘’Cela fait vraiment plaisir de savoir que l’épanouissement de la femme vulnérable est un souci constant du gouvernement de notre pays. L’accès au microcrédit à tous est vraiment une bouffée d’oxygène pour nous’’ ; s’est-elle réjoui avant de poursuivre : ‘’La femme togolaise a désormais toutes les chances d’espérer un avenir meilleur’’.

Au cours de la cérémonie, les partenaires en développement du Togo (Système des Nations Unies, Union Européenne, Banque Africaine de développement) se sont succéder à la tribune pour féliciter le Togo pour la pertinence de l’initiative de mettre en place un Fonds National de la Finance Inclusive. Ils ont par ailleurs rassurél’Etat togolais de leur entière disponibilité à accompagner le processus.

‘’Le Fonds, s’il est mis en œuvre correctement sera une véritable révolution en Afrique’’ ; a rassuré Serge Marie N’Guessan, le Représentant Résidant de la BAD.

Notons qu’avant le lancement du FNFI, des séances régionales d’informations des communautés à la base se sont déroulées dans plusieurs villes du pays, afin de permettre aux populations de cerner tous les contours du projet.

Financé actuellement sur fonds propres de l’Etat, le FNFI compte à terme diversifier ses sources de financement en mobilisant des Partenaires Techniques et Financiers notamment la BOAD, la BAD, la BIDC, la Banque Mondiale et le Système des Nations Unies qui ont déjà donné leur adhésion à ce nouvel instrument au service des populations.

Rappelons que le secteur de la microfinance s’est développé rapidement au Togo au cours des dix dernières années avec une clientèle qui est passée de 62.400 bénéficiaires en 1995 à 312.995 en 2004 puis à 1.333.934 au 30 juin 2013.

Cependant, ces Systèmes de Financement Décentralisés sont inégalement répartis sur le territoire national, éloignant du coup les populations des services financiers de proximité du fait d’insuffisance de mécanismes d’accès à distance aux services financiers.

Le FNFI devra prendre également en compte les questions de ressources à coûts raisonnables pour les crédits mais aussi la garantie des opérations sur les activités jugées risquées.

K.D. / E.K.de retour de la Kozah.

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